Size matters … 3


 

(English version at the bottom of the page)

Désolé pour ce titre un peu racoleur ! Oui, oui, je suis prêt à tout pour que mon Blog soit lu par le plus grand nombre. Rassurez vous, c’est toujours un Blog sur la photographie. Je ne savais pas quel titre donner à cet article, ni par quel bout le prendre. Il y a un mois de ça, j’ai eu le plaisir de passer une après-midi en compagnie de Yannis Bautrait, un gars de Carcassonne dont j’apprécie beaucoup le travail. Il était de passage dans le coin pour quelques jours. Je vous invite à aller sur ses comptes Instagram ou Facebook pour voir ce qu’il fait. 

 

 

Jusqu’à présent j’ai rencontré très peu de personnes qui font comme moi de la Street Photography. Je vous avais déjà parlé d’Antoine dans un Blog. On avait aussi shooté quelques heures ensemble sur Aix-en-Provence. Elizabeth Char qui habite à Paris, descend de temps en temps du côté de la Ciotat. Quand elle passe à l’occasion sur Aix, on s’arrange pour aller traîner un peu pour faire quelques photos. Je continue de penser que la Street Photography est une pratique assez solitaire. Et pourtant, je dois dire que j’apprécie la présence d’un autre photographe. J’aime ce partage d’expérience et parler de photographie. 

 

 

On a tous nos réglages préférés dans la rue. Que ce soit le zone focusing ou l’utilisation de l’autofocus. J’en connais même qui s’adonne à la Street Photography à ouverture max. Ça peut paraître une hérésie car pour moi, la chose la plus importante est la profondeur de champ. Mais il faut reconnaître que ça marche aussi. Checkez le travail de Tristan Cocrelle que j’ai déjà interviewé pour le compte de ce Blog (ici pour l’interview). Savoir ce que l’autre utilise et comment il l’utilise est intéressant.

 

 

Regarder les autres photographes dans la rue est fascinant. Même si ça fait plus de deux ans que je fais de la Street Photography, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et quoi de mieux que de regarder comment les autres opèrent dans la rue. Comment ils se placent, qu’est ce qui attirent leur regard, comment ils travaillent une scène. On apprend vraiment beaucoup en observant les autres photographes dans la rue. Ce serait la seule raison pour laquelle je devrais souscrire à un workshop. 

 

 

Un dernier avantage à faire des photos avec quelqu’un d’autre est que personnellement, ça me rend plus intrépide et j’ose plus de choses dans la rue. Ce n’est pas pour impressionner l’autre, mais juste de savoir qu’on peut tenter plus de choses qu’on ne le ferait tout seul car justement on est pas seul. Ce sentiment que si quelque chose devait se passer, l’autre viendrait vous aider. Backup ! 

 

 

J’avais contacté Yannis pour qu’on essaye de se caler une petite session du côté de Marseille. Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je ne vais plus faire des photos à Marseille. A mes débuts, je me suis senti à l’étroit à Aix-en-Provence et je pensais que si je n’arrivais pas à faire des photos intéressantes, c’était à cause de la petite taille de ma ville. J’ai depuis réalisé que Aix était bien assez grand et que je n’avais pas besoin d’aller chercher quoi que ce soit à Marseille. J’avais déjà écrit un Blog là dessus : The grass is always greener on the other side. C’est comme le G.A.S. Quand on manque d’inspiration, on pense que changer de matos est LA solution. J’ai cru aussi que ma petite ville ne permettait pas d’exprimer ma créativité à cause de sa taille. Il me fallait aller dans la Grande ville qu’est Marseille. Il y a un peu plus d’un an alors, j’ai décidé d’arrêter de perdre mon temps à aller chercher ailleurs ce que j’avais juste à côté. 

 

 

C’est donc avec plaisir que je suis allé passer cette après-midi avec Yannis car je n’avais plus mis les pied à Marseille depuis un moment. Pour les Parisiens ou autres personnes qui habitent des grandes villes, vous allez rigoler, mais Marseille pour moi c’est super grand ! Ça grouille de monde et la population est très hétéroclite. Bien loin de celle d’Aix-en-Provence … J’avais l’impression d’avoir des opportunités de photos à tous les coins de rue. Est ce l’attrait de la nouveauté ou était ce tout simplement le cas ? Même si ça me fait mal de le dire, Size matters ! C’est évident qu’on aura plus d’opportunités de trouver des situations intéressantes dans une ville de plus grande taille que dans une ville de taille plus petite. 

 

 

D’ailleurs, assez rapidement, je cliquais frénétiquement et mes yeux voyaient beaucoup de petites scènes que j’essayais tant bien que mal à capturer. Même si je n’ai plus aucune lassitude dans les rues d’Aix, je dois reconnaître que ce n’est pas tous les jours la joie. Cette semaine, je suis allé passer 3 heures dans les rues aixoises et je suis rentré frustré. Je sais pertinemment que la finalité n’est pas de ramener des « keepers » à la maison mais quand on rentre quasi bredouille à la maison, on a beau se dire « qu’on s’est bien baladé et qu’il faisait beau », c’est assez déprimant. Là à Marseille, je suis rentré avec beaucoup de choses. Pas toutes bonnes, mais l’idée que j’avais vraiment fait une session Street. Mes yeux ont vu des choses, je n’ai pas tout photographié, mais il y avait cette sensation que mes sens étaient en alerte et que plein de choses se passaient autour de moi. 

 

 

Je pense sincèrement que pour la Street Photography, beaucoup de choses se jouent dans la tête. Les premiers clicks sont super importants. Ils vont définir le reste de la session. Je ne sais pas si on peut généraliser ça à tout le monde mais dès les premiers clicks, je savais que l’après-midi allait être bonne. Comme dans le sport, ça se joue beaucoup au mental. J’étais dans un état d’esprit différent. Sûrement parceque je ne viens pas souvent à Marseille. Le blocage vient souvent de là. Il m’arrive de perdre ma curiosité dans les rues d’Aix, c’est là que s’installe la routine et c’est aussi là que je ne vois absolument rien. Il faut que je me force à regarder la ville différemment, comme si c’était la première fois ou sinon comme si c’était la dernière fois. J’avoue que ce n’est pas facile. Quand on connaît sa ville sur le bout des doigts, on a tendance à aller toujours aux mêmes endroits, on sait comment sera la lumière dans telle ruelle … On devient paresseux et au final on en arrive à se répéter.

 

 

Cette après-midi, tout était nouveau pour moi. Même si je connais un peu Marseille, ce n’est pas mon terrain de jeu et je n’ai pas mes habitudes. On est allé à Notre dame de la Garde, une basilique perchée en haut d’une colline qui veille sur la cité phocéenne. C’est un endroit très touristique et comme il y avait un peu de vent, on avait dans l’idée d’utiliser ce paramètre pour faire des photos à cet endroit très exposé. Ce qui s’est passé là haut, c’est que j’ai fait ce qu’on appelle du « tunelling ». Je me suis concentré là dessus et j’ai oublié le reste. L’esplanade était noire de monde mais comme j’étais à l’affût d’une situation où le vent viendrait jouer avec les cheveux longs des filles, j’ai sûrement du passer à côté de plein de photos. 

 

 

En tout cas, cette après-midi était très plaisante. J’étais déjà assez content de faire la connaissance de Yannis et aussi d’être descendu à Marseille pour faire des photos. Aller ailleurs a du bon. Est ce que je vais refaire de temps en temps des sorties sur Marseille ? Hum pas sûr. J’ai pris beaucoup de plaisir dans les rues marseillaises, mais ce n’est pas ma ville. Je ne dédaignerais pas de temps en temps si l’occasion se présente, une petite virée à Marseille. Mais je n’en fais pas un impératif. Effectivement « Size matters », mais il y a de quoi faire avec « une petite » aussi ! Attention je parle toujours de photographie …

 

 

~o~

 

Size matters !

 

 

 

Sorry for this title a bit canvasser ! Oh yes, I ‘ll do anything so that my Blog is read by the largest number of people. Do not worry, it’s always a blog about photography. I did not know by what title given to this article, nor did I know where to start. A month ago, I had the pleasure of spending an afternoon with Yannis Bautrait, a guy from Carcassonne whose work I greatly appreciate. He was in Marseille for a few days. I invite you to check out his Instagram or Facebook accounts to see his photographs.

 

 

So far I have met very few Street Photographers. I already told you about Antoine in a Blog. We also shot a few hours together on Aix-en-Provence. Elizabeth Char, who lives in Paris, goes down from time to time on the side of La Ciotat. When she spends occasionally on Aix, we manage to go hang out a bit to take some pictures. I still think Street Photography is a pretty lonely practice. And yet, I must say that I appreciate the presence of another photographer. I like sharing experience and talking about photography.

 

 

We all have our favorite settings on the street. Whether zone-focusing or using autofocus. I even know some who shoots fully openi n Street Photography. It may sound like a heresy because for me, the most important thing is the depth of field. But it works too. Check out the work of Tristan Cocrelle that I have already interviewed on behalf of this Blog (here). Knowing what the other uses and how he uses it is interesting.

 

 

Watching other photographers in the street is fascinating. Even though I’ve been doing street photography for over two years, I still have a lot to learn and what better than watching how others operate on the street. How they place themselves, what catches their attention, how they work a scene. We really learn a lot by watching other photographers in the street. That would be the only reason why I would subscribe to a workshop.

 

 

One last advantage to hang out with someone else is that personally, it makes me more fearless and I dare more things in the street. This is not to impress the other, but to know that we can try more things than we do alone because we are not alone. This feeling that if something were to happen, the other would come to help you. Backup !

 

 

I had contacted Yannis to try to organize a Street session in Marseille. If you follow my Blog, you should know that I don’t go anymore to take pictures in Marseille. At the beginning, I felt cramped in Aix-en-Provence and I thought that if I could not make interesting photos, it was because of the small size of my city. I have since realized that Aix was big enough and that I did not have to go to Marseilles for anything. I had already written a blog on it : The grass is always greener on the other side. It’s like G.A.S. When we lack inspiration, we think that changing gear is THE solution. I also thought that my small town did not allow me to express my creativity because of its size. I had to go to the big city of Marseille. A little over a year ago so, I decided to stop wasting my time looking elsewhere what I had next door.

 

 

It is therefore with pleasure that I went to spend this afternoon with Yannis because I had not gone in Marseille for a while. For Parisians or other people who live in big cities, you’ll mock me, but Marseille is a massive city ! It’s swarming with people and the population is very heterogeneous. Far from that of Aix-en-Provence … I had the impression to have opportunities for photos on every street corner. Is this the attraction of novelty or was it just the case ? Although it hurts me to say it, Size matters ! Obviously we will have more opportunities to find interesting situations in a larger city than in a smaller city.

 

 

Moreover, quite quickly, I clicked frantically and my eyes saw many situations that I tried somehow to capture. Even if I have no more weariness in the streets of Aix, I must admit that it is not everyday joy. This week, I went to spend 3 hours in the streets of Aix and I returned frustrated. I know for a fact that the goal is not to bring back home keepers, but when we come home almost empty-handed, we can say to ourselves « we had a good time and it was nice » it’s pretty depressing. There in Marseille, I came back with a lot of things. Not all good, but that feeling that I really did a Street session. My eyes saw things, I did not photograph everything, but there was the feeling that my senses were on alert and that a lot of things were happening around me.

 

 

I sincerely think that for Street Photography, a lot of things are playing out in the head. The first clicks are super important. They will define the rest of the session. I do not know if we can generalize that to everyone but from the first clicks, I knew that the afternoon was going to be good. As in the sport, it is played a lot in the mind. I was in a different state of mind. Surely because I do not come to Marseille often. The blockage often comes from there. Sometimes I lose my curiosity in the streets of Aix, it is there that sets the routine and it is also where I see absolutely nothing. I must force myself to look at the city differently, as if it were the first time or as if it was the last time. I admit that it is not easy. When you know your city at your fingertips, you always tend to go to the same places, you know how the light will be in such an alley … We become lazy and in the end we repeat ourselves.

 

 

This afternoon, everything was new to me. Even if I know Marseille a little, it’s not my playground and I do not have my habits. We went to Notre Dame de la Garde, a basilica perched on top of a hill overlooking the Phocaean city. It is a very touristy place and as there was a little wind, we had the idea to use this parameter to make photos in this very exposed place. What happened up there is that I did what is called « tunelling« . I focused on that and forgot the rest. The esplanade was crowded but as I was on the lookout for a situation where the wind would play with the long hair of girls, I must have missed many photos.

 

 

In any case, this afternoon was very pleasant. I was already happy enough to meet Yannis and also to go down to Marseille to take pictures. Go elsewhere is good. Will I make occasional trips to Marseille ? Um not sure. I had a lot of fun in the streets of Marseille, but it’s not my city. I would not disdain from time to time if the opportunity comes, a small trip to Marseille. But I do not make it imperative. Actually « Size matters », but there is something to do with « a little » too! Attention I ‘m still talking about photography.

 

 

 

 

 

 

 

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John HarperJeff Chane-Mouye Auteurs de commentaires récents
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John Harper
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As they say; “it’s not the size that matters, it’s what you do with it that counts” 😉 I have a little one too…we’re still talking about cities right? Okay, that’s enough of that…I always say that you could stand on a corner or crossroads in NYC and never have to move, just hold your camera to your eye and click away until the battery goes flat or you run out of film. Why can’t that be true of a small town or city? It’ll just take longer for interesting subjects to pass by….besides, longer is better isn’t it?! My… Lire la suite »