Arles 2018 : My personal favorites. 7


HOME AWAY FROM HOME – TAYSIR BATNIJI –

 

(English version at the bottom of the page)

Certains vont rigoler mais c’est la première fois que je vais aux Rencontres Photographiques d’Arles. Je sais très bien que tout bon photographe qui se respecte a déjà coché sur son agenda en début d’année des dates pour se rendre à Arles. La première semaine est même très prisée et c’est beaucoup de gens se pressent. C’est l’ouverture du festival et les grosses pointures sont là pour présenter leurs expositions. Cette année c’est donc ma première à Arles. Ça tombe bien, ce 25 juillet a aussi lieu le vernissage d’une expo de Pascal Kempenar et de Philippe Chiodi pour le compte du Voix Off. Je suivais déjà un peu le travail de Pascal sur Instagram, mais je ne connaissais pas Philippe. De belles rencontres.

 

 

Parlons déjà de choses qui fâchent. Pourquoi différencier un billet journée et un billet valable pour les 3 mois du Festival ? Bien sûr le billet journée est moins cher (28€ au lieu de 35€). Le tarif devrait être unique ! Vous allez me dire qu’en 3 mois, vous avez la possibilité de refaire certaines expositions qui vous ont plu, d’où la différence de prix. Ben bon, UNE seule entrée par exposition ! Je vois très bien pourquoi ce système a été mis en place. Pour éviter que vous refourguiez votre admission à un ami pour qu’il aille faire les expositions à l’œil. Je reste persuadé qu’il y a d’autres moyens pour éviter ça. Genre pièce d’identité avec le titre d’admission nominatif.  

 

 

Il fait extrêmement chaud en ce moment et sincèrement j’ai expédié certaines visites car c’était tout bonnement intenable. Je pense notamment à l’exposition Grozny, neuf villesqui a lieu sous des toits en tôle sans isolation et sans un pêt d’air … La majeure partie des expositions a lieu dans de très beaux endroits (chapelles, églises …) , mais très peu sont climatisés. Les vieilles pierres ont une meilleure isolation mais il fait quand même extrêmement chaud, rendant les visites compliquées. Je pense que septembre est peut être meilleur pour profiter du festival, mais malheureusement certaines expositions ferment fin août … Les rencontres photographiques d’Arles sont un festival très dense. Il faut clairement plusieurs journées pour en faire le tour. Et je ne parle que du festival officiel et pas du Festival Voix Off qui comporte plus de 100 lieux !

Venons en au sujet de ce Blog. Quatre expositions m’ont particulièrement emballé.

 

  • Le dernier testament de Jonas Bendiksen.

 

Ce norvégien est allé à la rencontre de 7 hommes qui pensent être la réincarnation du Messie sur terre. Il a rencontré ces personnes pas avec l’idée de photographier des bêtes de foire mais en essayant de documenter ce dont ils se prétendent être. Les photos sont magnifiques et l’artiste a pu capturer pour chacun d’entre eux des moments assez personnels de leur vie.

 

 

  • La blancheur de la baleine de Paul Graham.

 

C’est une trilogie qui compose cette exposition. Trois projets photographiques qui ont pour dénominateur commun : Les Etats-Unis. Nuit américaine (1998-2002) est celui qui a eu le moins de résonance avec moi. Par contre son travail sur un scintillement de possibilité (2004-2006) m’a beaucoup plu. Au lieu de traquer l’instant décisif dans la rue, Paul Graham nous montre plusieurs photos d’une même scène qui se déroule sous nos yeux. Un peu à la façon d’une planche contact. La rue prend vie sous nos yeux et nous voyons les protagonistes évoluer dans les différentes photos. Son dernier projet, Le présent (2009-2011) est un recueil de photos de rues de New-York.

 

 

 

  • Sidelines de Robert Frank.

 

Je m’étais fait offrir Les Américains l’année dernière. J’avais envie de savoir pourquoi tout le monde citait ce livre comme étant un des éléments fondateurs de la Street Photography. Ce livre se trouve depuis sur ma table de chevet ou pas loin. J’aime bien le feuilleter de temps en temps quand je manque d’inspiration. J’ai depuis compris pourquoi ce livre était devenu une référence. C’est avec beaucoup de plaisir qu’on découvre dans cette exposition des photos antérieures à la publication des Américains. C’est comme un travail préparatoire à ce qui allait être réalisé quelques années plus tard.

 

 

My favorite photo of the ROBERT FRANK exhibition.

 

 

  • Depardon  USA, 1968-1999 de Raymond Depardon.

 

Soyons un peu chauvin. Cette exposition est sûrement la plus belle de cette édition des Rencontres d’Arles 2018. Tout d’abord le lieu. Cette salle avec un magnifique bleu plongée dans l’obscurité est tout bonnement superbe. On ne parle pas encore de photos, mais l’écrin qui les accueille est vraiment très beau. Beaucoup de Street Photography mais pas que. Il y a aussi pas mal de paysages américains. Certaines photos méritent qu’on s’y attarde longuement devant pour étudier la composition. De vraies belles photos.

 

 

Voilà pour mes quatre coup de cœur. Je n’ai malheureusement pas pu tout voir par manque de temps. J’aurai aimé voir 1968, quelle histoire , The train, le dernier voyage de Robert F.Kennedy et aussi Nuit blanche de Feng Li. En tout cas j’ai pris beaucoup de plaisir lors de ces visites si on met de côté la chaleur extrême … Il y avait aussi les expositions de Voix Off. J’en ai fait quelques unes, mais il faudrait préparer son parcours en notant les expositions intéressantes pour aller les voir sachant que contrairement aux Rencontres d’Arles, certaines expositions ne sont visibles que pendant quelques jours (allant souvent d’une semaine à 2 ou 3 semaines).

 

 

BEING HUMAN – WILLIAM WEGMAN –

 

~o~

 

 

Arles 2018 : My personal favorites.

 

 

 

HOME AWAY FROM HOME – TAYSIR BATNIJI –

 

Some will mock me but this is the first time I go to the Rencontres Photographiques d’Arles. I know very well that any good self-respecting photographer has already checked on his agenda at the beginning of the year dates to go to Arles. The first week is even very popular and many people are in a hurry. It’s the opening of the festival and the big names are there to present their exhibitions. This year is my first in Arles. That’s good, this 25th of July is also the opening of an exhibition of Pascal Kempenar and Philippe Chiodi for the festival Voix Off. I was already following Pascal’s work on Instagram, but I did not know Philippe. Nice moments.

 

 

Let’s talk about things that annoy. Why differentiate a day ticket and a ticket valid for the 3 months of the Festival ? Of course the day ticket is cheaper (28 € instead of 35 €). The price should be unique ! You will tell me that in 3 months, you have the opportunity to redo some exhibitions that you liked, hence the difference in price. Hell no, ONE entry per exhibition ! I see very clearly why this system was put in place. To avoid that you give your admission to a friend so that it goes to make the exhibitions for free. I remain convinced that there are other ways to avoid that. ID card with a nominative admission.

 

 

It is extremely hot at the moment and I sincerely ran quickly through some visits because it was simply untenable. I am thinking in particular of the exhibition Grozny, nine cities, which takes place under tin roofs without thermal insulation and without air … Most of the exhibitions take place in very beautiful places (chapels, churches …), but very few are air-conditioned. The old stones have better insulation but it is still extremely hot, making visits complicated. I think September might be better to enjoy the festival, but unfortunately some exhibitions close at the end of August … Les Rencontres Photographiques in Arles are a very dense festival. It takes clearly several days to go around. And I’m only talking about the official festival and not the Festival Voix Off which has more than 100 exhibitions!

Come on about this Blog. Four exhibitions particularly blew me away.

 

  • The Last Testament from JonasBendiksen.

 

This Norwegian went to meet 7 men who think they are the reincarnation of the Messiah on earth. He met these people not with the idea of photographing circus freaks but trying to document what they claim to be. The photos are beautiful and the artist was able to capture for each of them quite personal moments of their life.

 

 

  • The Whiteness of the Whale from Paul Graham.

 

It is a trilogy that composes this exhibition. Three photographic projects whose common denominator is : The United States. American Night (1998-2002) is the one that had the least resonance with me. On the other hand, his work on a Shimmer of possibility (2004-2006) really pleased me. Instead of hunting down the decisive moment in the street, Paul Graham shows us several pictures of the same scene unfolding before our eyes. A bit like a contact sheet. The street comes alive before our eyes and we see the protagonists evolve in the different photos. His latest project, The Present (2009-2011) is a collection of street photos from New York.

 

 

  • Sidelines from Robert Frank.

 

I was offered The Americans last year. I wanted to know why everyone cited this book as one of the founding elements of Street Photography. This book is since on my bedside table or not far. I like flipping from time to time when I lack inspiration. I have since understood why this book became a reference. It is with great pleasure that we discover in this exhibition photos prior to the publication of the Americans. It’s like a preparatory work for what was going to be done a few years later.

 

My favorite photo of the ROBERT FRANK exhibition.

 

  • Depardon USA, 1968-1999 by Raymond Depardon.

Let’s be a little chauvinistic. This exhibition is surely the most beautiful of this edition of the Rencontres d’Arles 2018. First place. This room with a beautiful blue plunged into the dark is simply beautiful. We are not talking about photos yet, but the luxuary case that welcomes them is really beautiful. A lot of Street Photographs but not only. There are also a lot of American landscapes. Some photos deserve a lot of attention in order to study the composition. Real beautiful pictures.

 

 

So much for my four favorites. I unfortunately could not see everything due to lack of time. I would have liked to see 1968, what a story, The train, the last trip of Robert F. Kennedy and Feng Li’s Nuit Blanche. In any case I took a lot of pleasure during these visits if we put aside the extreme heat  … There was also the exhibition of Voix Off. I did a few, but it would be necessary to prepare its visit by noting the interesting exhibitions to go see them knowing that contrary to the Rencontres photographiques d’Arles, some exhibitions are visible only during a few days (often going from a week to 2 or 3 weeks).

 

BEING HUMAN – WILLIAM WEGMAN –

 

 

 

 

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Lelievre

La photo de l’homme au chapeau est extra !

John Harper
Invité

A few names in there I hadn’t heard of. I do know, of course, Robert Frank, Raymond Depardon and Jeff Chane-Mouye (rolls off the tongue quite well those three!). I don’t have “The Americans”, couldn’t make a decision as to whether it was as good as they say. Perhaps I’ll get a copy to add to the growing “library”. As usual some superb photographs from you Jeff, the ones from other lot weren’t bad either 😉 Some fine examples of how GDPR will be the ruin of photography in Europe, hope it’s not taken up elsewhere.

John Harper
Invité

The guy with the hat as your friend says above….top class.