EGO 3


(English version at the bottom of the page)

Cette photo a été réalisée le long de la corniche entre le Vallon des Auffes et la plage des Catalans à Marseille. Je reviens tout juste de 3 jours passés dans la cité phocéenne. Des amis m’ont prêté leur appartement et j’ai pu arpenter pendant ces quelques jours les rues marseillaises. Quand j’ai commencé la Street Photography et que je m’ennuyais à Aix, je suis venu à Marseille pour assouvir mon besoin d’exotisme. Persuadé que si mes photos n’étaient pas bonnes c’était à cause d’Aix-en-Provence qui était une petite trop ville … Pour ceux qui suivent mon travail, vous savez que 99% de mon travail est dorénavant effectué dans les rues d’Aix. Depuis plus de deux ans, je ne vais plus à Marseille pour faire des photos. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

 

EGO Series

 

J’avais commencé il y a quelques temps déjà un projet intitulé EGO. Vous pouvez jeter un coup d’œil dans la rubrique SERIES. Vous allez me dire que c’est juste un projet selfie ! Pour moi c’est bien plus que ça. Je n’ai pas commencé ce projet parce que j’avais un ego démesuré et que je voulais crier tout haut : moi Moi MOI ! J’ai toujours eu un problème avec mon image et je m’apprécie que rarement sur une photo. C’est peut être pour ça que j’aime être de l’autre côté du viseur. J’ai aussi du mal à me sentir à l’aise quand je suis au centre des attentions. Juste pour l’anecdote ; à notre fête de départ, j’ai du faire un discours devant près de 80 personnes. Même si c’étaient des amis, j’étais assez mal à l’aise. Les gens m’ont dit que ça ne se voyait pas. C’est normal, je donne le change mais au fond de moi j’avais juste envie d’aller me cacher !

 

EGO Series

 

Ce projet EGO est donc un challenge pour moi. Réussir à m’accepter en photo. J’ai ramené deux photos de mon récent passage à Marseille. L’entrée de l’appartement de mes amis donnait pile en face de l’ascenseur. Un ascenseur qu’ils n’utilisent pas d’ailleurs car ils logent au rez de chaussée. La lumière est toujours allumée dans la cabine et un miroir se trouve à l’intérieur. Je suppose qu’on met souvent des miroirs dans les ascenseurs pour que les gens claustro ne se sentent pas oppressés par l’espace exigu. Quoi qu’il en soit, ce miroir m’a permis de jouer avec mon reflet. C’est le jour de mon départ que j’ai eu l’idée d’utiliser des masques qui traînaient chez mes amis. Vous pouvez voir sur les photos ci dessous, l’évolution de mon travail au cours de ces 3 jours.  La dernière photo est celle que j’ai retenue. J’ai incliné un peu ma tête, ce qui donne un petit côté flippant voire malsain à la photo.

 

 

EGO Series

 

La photo d’ouverture est un grand classique à une petite exception. J’avais repéré cette vitrine avec cet énorme impact. Beaucoup de personnes auraient essayé de caler l’impact sur le reflet d’un passant. Pas moi. Dès le début, je savais que c’est ma tête à moi qui devait être couverte par l’impact. Inutile de passer sur un canapé pour faire analyser cette démarche. J’ai juste trouver ça très esthétique et ça collait bien avec mon projet EGO. J’avais dans mon dos le ciel bleu qui m’offrait un beau reflet uniforme. La mise au point a été réalisée sur la vitre en mode macro. J’ai attendu que des personnes complètent ma composition pour cliquer. Même si il n’y avait pas foule qui passait sur ce trottoir, j’ai quand même pu obtenir ce que je voulais. Notamment deux personnes dont l’une d’entre elle qui me regarde en se demandant ce que je faisais.

 

EGO Series

 

C’est très égocentrique comme démarche. Ne dis donc pas qu’en photographie de rue, on a beau photographier les autres, mais qu’au final, c’est nous même que nous dévoilons dans nos photos ? Mes photos en disent beaucoup sur ce que je suis et sur ce que je ressens au moment où je fais les photos.

Toutes les photos ont été réalisées avec le Ricoh GR et le Ricoh GRD 4.

 

 

 

~o~

 

 

 

EGO

 

 

 

 

This photo was made along the cornice between the Vallon des Auffes and the beach of Catalans in Marseille. I have just returned from 3 days in the Phocean city. Friends lent me their apartment and I was able to walk during these few days the streets of Marseilles. When I started Street Photography and I was bored in Aix, I went to Marseille to satisfy my need for exoticism. Convinced that if my photos were not good it was because of Aix-en-Provence which was too small … For those who follow my work, you know that 99% of my work is now done in the streets Aix. For more than two years, I do not go to Marseille to take pictures. The grass is not greener elsewhere.

 

 

I started a project called EGO some time ago. You can have a look in the SERIES section. You’ll tell me it’s just a selfie project ! For me it’s more than that. I did not start this project because I had a massive ego and I wanted to shout aloud : me Me ME ! I have always had a problem with my image and I enjoy myself only rarely on a photo. Maybe that’s why I like being on the other side of the viewfinder. It’s also hard for me to feel comfortable when I’m in the center of attention. Just for the anecdote; at our farewell party, I had to give a speech in front of nearly 80 people. Even if they were friends, I was pretty uncomfortable. People told me that it did not show. It’s normal, I put up the front but deep in me I just wanted to go hide myself !

 

 

This EGO project is therefore a challenge for me. Succeed to accept myself in photo. I brought back two pictures of my recent stay in Marseille. The entrance to my friends’ apartment was right in front of the elevator. An elevator they do not use elsewhere because they stay on the ground floor. The light is always on in the cabin and a mirror is inside. I suppose we often put mirrors in the elevators so claustrophobic people do not feel oppressed by the cramped space. Anyway, this mirror allowed me to play with my reflection. It was the day of my departure that I had the idea to use masks hanging around my friend’s apartment. You can see on the photos below, the evolution of my work during these 3 days. The last picture is the one I selected. I tilted my head a little, which gives a little creepy side or toxic aspect to the photo.

 

 

EGO Series

 

The opening photo is a classic with a small difference. I had spotted this window with this huge impact. Many people would have tried to align the impact on a passer-by. Not me. From the beginning, I knew it was my head that had to be covered by the impact. No need to sit on a sofa to analyze this approach. I just thought it was very aesthetic and it worked well with my EGO project. I had on my back the blue sky which offered me a beautiful uniform reflection. The focus was made on the glass in macro mode. I waited for people to complete my composition to click. Even though there was no crowd passing on this sidewalk, I still could get what I wanted. Including two people including one of them who looks at me asking what I was doing.

 

EGO Series

 

It’s very egocentric as a procedure. So don’t we say that in street photography, even if we photograph others, in the end, it is ourselves that we reveal in our photos ? My photos tell a lot about who I am and how I feel when I take pictures.

All photos were made with the Ricoh GR and the Ricoh GRD 4.

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Jeff Chane-MouyeJohn Harper Auteurs de commentaires récents
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John Harper
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We all wear a mask of some type, especially in public. Acting, playing a role that is not entirely representative of our true self. I have a folder on my hard drive titled ‘Me’, it’s the smallest folder I have. What there is often taken in a lift/elevator. Just like you, I don’t enjoy being in the spotlight. Public speaking is nerve wracking for almost everyone unless it’s a regular thing.

Like the masks, although let’s face it, the one without the mask is the creepiest one 😉 Fabulous selfie with the cracked mirror and ego, very good Jeff.