First week with the Ricoh GR IV …

Comment? Quoi? De quoi parle t’il ? Il y a même pas deux semaines, il jurait qu’il n’en était pas question. Que le GR III, même agonisant, il n’était pas question de le remplacer ! Pfff et dire qu’il nous bassine avec le fait de ne pas se concentrer sur le matos et qu’il ne faut pas écouter les sirènes des constructeurs qui nous poussent à acheter les dernières itérations de leurs appareils avec leurs tonnes de MP. Et Monsieur s’achète le dernier Ricoh GR ?




Alors oui j’ai acheté le Ricoh GR IV. Revenons un peu en arrière. Dans mon dernier blog, je vous contais mes mésaventures avec mon ricoh qui avait perdu l’AF. Problème assez gênant, qui m’obligeait à l’utiliser différemment, mais au final pour la street photography, c’était gérable. Même si j’avais un peu plus de contraintes avec la perte de l’AF, je m’en accommodais. Après le passage aux Îles Perenthian, je constatais l’apparition gênante de plusieurs poussières sur le capteur. Ne pouvant plus démonter mon appareil pour le nettoyer, j’ai commencé à me poser sérieusement la question de renouveler mon matos. Pas que ce fusse urgent, mais la question allait se poser dans un futur assez proche et c’est quand même compliqué de se procurer un appareil photo à l’île de la Réunion.



Même si j’ai tué pas mal de Ricoh GRD IV (chutes, projections d’eau…) et quelques Ricoh GR aussi, je n’ai à la disposition que 3 appareils photos plus ou moins valides. Un GRD IV qui déconne dès qu’on ouvre le diaphragme et qui semble avoir des problèmes de mise au point. Un Fujifilm x-e2, vieux de plus de 10 ans, que j’utilise essentiellement avec des objectifs manuels et donc le Ricoh GR III, qui commence sérieusement à montrer des signes de fatigue. Je l’ai déjà dit. Le Ricoh n’a pas la robustesse d’un Leica ou de tout autre appareil avec une construction plus solide. Ça reste une pocket camera avec les avantages et aussi ses défauts. Parmi les défauts, je citerai justement la robustesse. Pas que l’appareil soit fragile, mais je ne considère pas comme « durable ».



Me voilà donc à la recherche d’un Ricoh GR IV à acheter. Mon objectif était de l’acheter à Singapour juste avant de rentrer de vacances. Après quelques recherches sur internet, il se trouve que le GR IV est en rupture de stock à Singapour. Le seul modèle disponible est la version monochrome… Changement de plans donc et je profite de notre passage à George Town en Malaisie pour l’acheter. En Malaisie aussi, les stocks sont assez faibles et je contacte un magasin pour qu’ils me le mettent de côté. 1300 € : voilà le prix à payer pour le Ricoh GR IV… C’est cher. Quand on sait que le GR III était vendu moins de 1000 €… Je n’ai pas fait une superbe affaire en l’achetant en Malaisie. C’est plus ou moins le même prix en France. Pour l’île de la Réunion, faudrait compter un bon 1500 € ! Le bémol, c’est que je n’ai que la garantie malaisienne… Donc autant dire pas de garantie du tout !



J’ai commencé à utiliser le GR IV à George Town et j’ai fait aussi les 3 jours à Singapour. Je vais vous donner mes premières impressions sur cet appareil après tout juste une semaine d’utilisation.



Pour ceux qui ont un Ricoh GR III, ne vous attendez pas à une révolution. Vous trouverez vite vos marques. Quelques boutons qui disparaissent, d’autres qui changent de forme mais vous ne serez pas dépaysés ! Pour le reste, c’est un Ricoh GR. Austérité et efficacité. Je crois qu’ils ont intégré un mode Snap dans la roue des programmes mais je ne sais encore à quoi ça sert. Je me suis juste mis en mode Av (priori ouverture) du puis c’est tout. J’ai rapidement effectué mes réglages habituels. Snap à 2.5 m, f8, 1/500s, AutoISO ( 1/500s ¦ ISO max 1600). Rien de révolutionnaire. Il y a juste un truc que je fais régulièrement maintenant, c’est de jouer manuellement avec les iso pour dégrader volontairement la vitesse quand je sais que je vais avoir des situations qui ne me demandent pas des vitesses élevées. Tout ça pour contenir une montée trop rapide des isos et contenir ainsi le bruit.



La qualité d’image est vraiment très bonne. Je crois que mon GR III devait avoir aussi un petit problème de netteté car à f8, les images sont beaucoup plus nettes à l’infini avec le GR IV. J’avais déjà suspecté un petit problème avec le GR III, mais n’ayant pas de quoi comparer, je me disais que je me faisais des idées… Là les images sont beaucoup plus nettes ! À ISO 1600, les images sont de très bonne qualité. Je ne l’ai pas encore poussé plus haut. Je le ferai plus tard.



Dès la première utilisation, j’ai trouvé que l’appareil surchauffait beaucoup! Toujours le même problème qu’avec le GR III. Mais les fois suivantes, je problème était moins important. Je confirme que le GR IV surchauffe toujours. Ce n’est pas intenable, mais ça reste un problème. Sur ce point, Ricoh n’a pas amélioré sa dernière itération… Je m’étais beaucoup plaint aussi de l’autonomie. Le GR IV possède une toute nouvelle batterie. La DB120 de 1800 mA (comparé aux 1300 mAh du Ricoh GR III). Alors? Après ma première sortie, j’ai été surpris par la faible autonomie et j’ai commencé à pester … Mais les fois suivantes, j’ai été agréablement surpris. Ricoh annonce 250 photos sur une batterie. Perso, je suis monté à 350 ! Je suis un gros cliqueur et je chimp beaucoup. Donc au final c’est vraiment pas mal, voire très bon. Pour info, je déconnecte l’écran tactile et toutes sortes d’éléments pouvant consommer de la batterie. En gros une batterie durait 2 heures d’utilisation intense. J’avais avec moi 3 batteries et je n’en ai jamais utilisé plus de 2 sur une journée entière ! C’est pour moi une agréable surprise et kudos à Ricoh.



C’est agréable de retrouver l’AF. Et sur ce point, je pense qu’il est plus réactif que le GR III que je ne trouvais pas très bon. La stabilisation sur 5 axes (au lieu de 3) est sacrément efficace. Là aussi, mon GR III devait aussi avoir quelques soucis là dessus car j’ai fait avec le GR IV des photos de nuit à main levée à des vitesses très très basses.



Voilà pour les éléments les plus importants pour moi. Au final, après une semaine d’utilisation, je considère que c’est une bonne mise à jour du Ricoh GR. Est ce que ça vaut la peine de switcher vers ce nouveau modèle si vous avez le III qui fonctionne correctement ? Hum, je dirai non. Si vous devez acheter un nouveau GR comme moi, entre le GR III à 900€ et le GR IV à 1300€, je partirai quand même sur la dernière itération. OK il est beaucoup plus cher, mais mes premières impressions sur ce nouveau modèle sont plutôt bonnes.



Ce passage à Singapour, m’a permis aussi d’utiliser à nouveau avec beaucoup de plaisir le 28mm natif de l’appareil. J’ai souvent éprouvé là bas, le besoin d’avoir une focale plus large. Toutes les photos ont été prises avec le Ricoh GR IV à Singapour.

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