Ça fait un moment que je n’ai rien écrit. Je n’avais pas grand chose à dire et je suis en ce moment dans un état de transition. Des changements importants ont lieu en ce moment dans ma vie et j’ai très peu de temps à consacrer à mon Blog. Côté photo c’est aussi un peu compliqué car j’ai eu beaucoup de choses à gérer et je n’avais pas de temps à consacrer à la rue. Mais vous savez quoi ? On touche au but ! Ce mois de juin a été très chargé. Nous avons du mener de front les préparatifs du déménagement, les fêtes de départ des enfants, notre fête de départ et bien sûr le déménagement lui même. On est bien content d’avoir ça derrière nous… Nous avons du faire le nettoyage de la maison pour les futurs acquéreurs. Nous l’avons briqué de fond en comble. C’était un peu notre façon à nous de dire au revoir à cette maison qui a vu naître nos enfants et où on aura passé 10 merveilleuses années. D’ailleurs Ronan, notre plus jeune fils était très ému au moment de quitter sa maison.
Comme je vous l’ai dit, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour aller traîner dans les rues d’Aix-en-Provence. Il y a un temps pour tout … J’ai essayé de profiter de tous les minuscules moments qui étaient à ma portée pour continuer de cliquer. J’ai même fait quelque vidéos T.ME à nouveau que je n’ai pas eu encore le temps d’éditer. Une série de 3 vidéos d’une même rue à 3 moments de la journée (9h, 12h et 17h). Histoire de voir comment la ville changeait en fonction de l’heure. Cette série a été réalisée lors d’une seule journée où j’ai profité de mes pauses pour aller rapidement faire quelques photos (et vidéos !) dans Aix. J’ai eu moins de 30 mins pour chaque session et j’ai du travailler dans l’urgence, mais comme souvent pour ces vidéos, le résultat importe peu. L’intérêt est simplement de vous montrer la rue au travers de mes yeux.
Récemment, un ami m’a demandé combien de photos j’avais des rues d’Aix-en-Provence. Je n’ai pas su quoi répondre … Je me suis dit que si j’avais répondu « des milliers », j’allais passer pour un tarré et pourtant je pense qu’on est plus dans « des dizaines de milliers » … J’ai juste éludé en disant que j’en avais « beaucoup ». J’ai préféré embrayer en disant que j’avais assez peu de photos dont j’étais particulièrement fier. Je me suis penché il y a quelques mois sur mon travail en faisant une introspection assez poussée. Depuis les photos s’empilent sur mon ordinateur et je n’ai pas le temps mais aussi pas la force de trier toutes ces photos. D’ailleurs, je devrais mettre un peu à jour mon portfolio et aussi le diaporama sur la page de garde de mon site.
Mon pote m’a posé une autre question intéressante : « Qu’est ce que je faisais de toutes ces photos ? ». Je me suis retrouvé un peu con, car cette question anodine m’a renvoyé quelques mois en arrière où j’essayais de répondre à la question « Why Street Photography ». Presque la totalité de mon travail est confidentiel. J’ai fréquenté pendant un moment Facebook, Instagram ou d’autres plateformes de partage, mais depuis plusieurs mois, j’ai coupé les ponts avec les réseaux sociaux. Alors oui pourquoi faire toutes ces photos si elles ne seront pas vues ni partagées ?
J’ai effacé mon compte Facebook en novembre dernier et ça fait 3 mois que j’en ai fait de même avec Instagram. Ces quelques mois passés loin des réseaux sociaux m’ont apaisé. Il n’y a qu’à regarder mes Blogs. Je trouvais beaucoup de sujets dans les pratiques que je constatais au travers des réseaux sociaux. Depuis que je suis « déconnecté », je ne vois plus ces comportements qui me hérissaient tant le poil. Plus de Blogs donc où je passais mon temps à râler pour dénoncer certaines pratiques. Ces quelques mois passés loin des Réseaux Sociaux m’ont aussi confirmé que je faisais de la Street Photography pour moi et personne d’autre. Je ne fais pas ça pour être connu, pour la gloire. La confidentialité dans laquelle je me complais en est une des preuves.
Un autre de mes amis m’a dit que pour lui l’objectif était de montrer ses photos lors d’expositions. C’est vrai que ça flatte l’ego de voir ses photos accrochées dans une salle d’exposition, mais justement pour quelle raison veut on vraiment exposer ? Y a t’il un message qu’on veut faire passer ou est ce surtout une question de vanité. Personnellement je n’en ai pas vraiment envie pour le moment et de toute manière personne ne m’a proposé d’exposer. Enfin ce n’est pas tout à fait vrai … On m’a bien proposé d’exposer dans la bibliothèque de mon village à Jouques, mais je n’y tenais pas vraiment.
Je n’ai jamais aimé être dans la lumière alors autant vous dire que ce n’est pas aujourd’hui la veille que vous verrez me lancer dans une exposition. Je n’ai pas encore l’impression d’avoir fait le tour de la chose. Il y a un temps pour tout comme je l’ai dit et ce n’est pas le moment. Il y a bien quelque chose qui me tente néanmoins, c’est la l’auto-production d’un livre consacré à ces presque 4 années passées à arpenter les rues d’Aix-en-Provence. C’est un chapitre qui va se terminer dans quelques mois et il sera temps de faire un bilan de cette période. C’est juste une idée qui m’a traversé l’esprit, mais je ne sais pas encore si j’irai au bout de ce projet.
Pour le reste, j’ai presque envie de dire que c’est comme les Blogs que j’écris. C’est avant tout pour moi que je le fais. Toutes ces réflexions que j’ai dans mes articles ne sont juste qu’un moyen d’organiser mes pensées sur la photographie et sur la vie d’une manière générale. Pour les photos, je trouve de la satisfaction dans le process : me balader dans les rues. Dans une société de plus en plus déshumanisée et individualiste, être attentif à ce qui se passe autour de moi, me permet de me sentir vivant et de faire partie de ce monde. Pendant un moment, j’ai recherché l’extraordinaire dans la rue comme si j’avais besoin de ça pour prouver à tout le monde que je faisais de la Street Photography. Un peu à la recherche d’une espèce de légitimité, je voulais montrer que je savais observer les petits détails de la rue auxquels personne ne prête attention. Bullshit ! La Street Photography c’est la banalité. Parfois il y a quelque chose d’inhabituel qui s’y passe, mais 95% du temps, je ne photographie que des choses banales et c’est ce qui me plaît. Je ne photographie pas pour plaire aux autres, je ne suis pas les modes. C’est con à dire mais je ne photographie que pour moi même !
Toutes les photos ont été réalisées avec le Ricoh GR.








