Revisiting 2016 & 2017


Ça y est, ça fait plus de 15 jours que nous sommes confinés chez nous. N’étant pas indispensable au boulot (je suis encore en formation), on m’a demandé de rester chez moi jusqu’à nouvel avis. Les enfants n’ont pas école non plus et nous sommes censés leur faire cours tous les jours. Après juste 1 semaine, je suis arrivé à la conclusion que ce virus n’était pas bien méchant et qu’il fallait que les enfants repartent à l’école … Plus sérieusement, je trouve que les enfants vivent plutôt bien le confinement. La maison de mes parents est très grande et ils ont aussi à leur disposition le jardin avec une partie bétonnée qui leur permet de faire de la trottinette. On les fait travailler le matin et une partie de l’après-midi, mais ça a un petit goût de vacances pour eux. Pas vraiment pour nous …

 

Mimizan 2016

 

C’est au mois de mars 2016 que j’ai commencé à faire de la Street Photography. Tout juste 4 ans. Je ne m’attendais pas à souffler ces quatre bougies confinés chez moi. Les choses sont ce qu’elles sont. Je ne sais pas combien de temps ça va durer. Notre ministre de l’éducation, J-M Blanquer a déjà annoncer qu’il ne voyait pas les élèves revenir en classes avant début mai …  Comme je n’ai plus la possibilité de sortir, j’ai eu l’idée de revoir toutes les photos (oui dans leur intégralité !) que j’avais réalisées en 2016. Ça a été assez rapide car j’ai perdu tous les fichiers RAW de mes photos de cette année à cause d’un disque dur qui n’a pas aimé tomber par terre … Me restait donc que les photos que j’avais passé sous lightroom. Les fichiers bruts étaient donc perdus.

 

Aix-en-Provence 2016

Revisiter son travail est intéressant car on se rend compte du chemin parcouru depuis ces années. Mes photos sont très ancrées dans cette année. En 2016, je découvrais la Street Photography et mon travail avait été beaucoup influencé par celui d’Eric Kim. Des photos très contrastées et assez crades. J’ai l’impression que ce qui distingue ce que je fais aujourd’hui à ce que je faisais en 2016, tient surtout au processing. J’ai partagé beaucoup de photos dans mes blogs et autres diaporamas (What you haven’t seen). N’allez pas croire que j’ai plein de perles encore non montrées. Non rien de tout ça.

 

Marseille 2016

 

Pas mal de personnes ont découvert mon travail avec le portrait de ce vieil homme que j’avais croisé sur la plage du Prado à Marseille. En 2016, je me cherchais encore et je pensais que faire des portraits de rue, c’était de la Street Photography. J’avais vu cet homme qui revenait de la plage. J’ai trouvé une excuse bidon pour lui adresser la parole. Je lui ai demandé pourquoi il avait un bracelet avec écrit dessus : « Ville de Marseille ». Après avoir discuté un peu avec lui, je luis demandé si ça le dérangeait si je le prenais en photo. J’ai fait une série de 5 à 6 photos en utilisant le flash. Le résultat vous les connaissez avec ce portrait où on pourrait le méprendre pour Picasso.

 

Street Photography Marseille

Marseille 2016

 

Franchement, je serais incapable de faire ce genre de photos aujourd’hui. Pas techniquement car c’est juste du close up avec du flash. Non, c’est juste la démarche. Quand j’ai commencé la Street Photography, j’ai fait pas mal de portraits de rue, mais ça ne m’intéresse plus. Je préfère être témoin de ce qui se passe devant moi dans la rue. J’essaye d’interférer le moins possible avec le cours des choses.

 

Aix-en-Provence 2017

 

2017 a été plus pénible à revisiter. J’ai découvert cette année le light/shadows et je peux vous dire que j’en ai abusé … Presque 90% de mon travail de cette année porte le seau de ce style photographique dont j’ai horreur maintenant. Il y a sur mon HDD un nombre de photos insipides que j’ai réalisées cette année. Photos vides de contenu avec juste ce gimmick light/shadows (Ombre à -100 et du contraste). J’ai vécu pendant de nombreuses années dans une région où le soleil brille quasiment tous les jours. J’en ai déjà discuté avec John Harper. Croyez moi ou pas, mais je préfère largement maintenant faire des photos par temps couvert. Je n’aime plus ces forts contrastes que nous impose le soleil. Il faut se positionner par rapport au soleil, alors que très souvent c’est la scène qui nous dicte notre positionnement dans la rue. Le soleil ne fait que compliquer mon travail. C’est comme le Noir&Blanc. En enlevant la couleur, certains trouvent que c’est plus facile car on n’a plus la couleur à gérer. Par temps couvert, j’enlève le paramètre soleil. Je trouve au final, plus simple de faire des photos avec une lumière plate qu’avec le soleil qui m’impose de forts contrastes.

 

Aix-en-Provence 2017

 

Là aussi sur 2017, je n’ai pas découvert des trésors en revisitant tout mon travail de cette année. J’ai néanmoins trouvé assez amusant de me replonger dans ces vieilles photos. Au travers de tout ce travail, je me suis revu dans les rues d’Aix-en-Provence. Je me suis aussi rendu compte que mon style avait beaucoup évolué depuis mes débuts en 2016. Je ne suis plus attiré par les mêmes choses. Je compte dans mon prochain blog revisiter 2017 & 2018. En attendant je vous laisse avec un court diaporama des photos que je n’avais jusqu’à présent pas montrées.

 

 

Toutes les photos ont été réalisées avec le Fuji XE2 et le Ricoh GRD4.

 

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