Street Photography without people


Plus de 99% de mes photos mettent en scène des personnes. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, j’ai découvert la Street Photography comme ça. J’avais cette idée que ce qui était important, c’était les gens. Tout le reste n’était que du décors. J’ai souvent insisté sur le fait que je ne ressentais aucune sorte de routine à toujours arpenter les mêmes rues indéfiniment car au final ce sont les gens qui m’intéressaient et même si les décors étaient les mêmes, les interactions, les gestuelles et les gens étaient différents. Le reste m’importait pas ou peu.

 

 

La deuxième raison est beaucoup plus simple. Je suis irrémédiablement attiré par les gens dans la rue. J’aime observer mes semblables, les voir interagir entre eux. Voir des petites scénettes se dérouler devant moi. On a parfois droit à des situations assez hallucinantes voire cocasses, mais très souvent ce sont des moments assez ordinaires, mais ça ne les empêche pas d’être beaux ! Quand je regarde une photo, mon regard est aussi attiré vers les gens. Je crois que c’est quelque chose d’assez naturel d’être attiré par nos semblables. Bien évidemment ça ne suffit pas. Il faut qu’il y ait autre chose, c’est pourquoi, j’essaye toujours de capturer des gestuelles, des attitudes, des émotions. Il faut qu’il y ait de l’action pour ne pas finir avec une photo statique ennuyeuse. C’est là une des grandes difficulté de la Street Photography. Ce n’est pas uniquement faire des photos dans la rue…

 

 

Pour ceux qui me suivent depuis mes débuts, vous savez que mon style a beaucoup évolué depuis 2016. J’ai été un apôtre du « plus c’est près, mieux c’est ». J’en ai beaucoup abusé pour faire des photos avec ce petit côté Waouh, du gars qui en a une sacrée paire en se permettant d’aller au contact des gens pour ramener des photos faites à 50 cms de leurs visages. Je ne dis pas que je n’agis plus comme ça parfois, mais j’ai gagné en maturité et je n’ai plus ce besoin de montrer que je peux être intrépide, d’ailleurs ce style ne m’intéresse plus. Depuis quelques années déjà, je préfère me mettre en retrait pour capturer une scène ou pour intégrer plus de contexte dans mes photos.

 

 

La ville, les éléments urbains, les voitures, les bâtiments ont commencé à prendre plus de place dans mes photos. J’ai commencé à les intégrer comme des éléments de composition que je rajoutais dans mon cadre. J’ai trouvé ça beaucoup plus amusant et j’ai réalisé que c’était ce que j’aimais. Petit à petit, la ville elle même se suffisait en photo. C’est là que j’ai commencé à faire de plus en plus de photos sans personne dans le cadre.

 

 

Ce qui m’intéressait le plus, c’était de suggérer la présence humaine. On ne voyait pas une âme dans le cadre, mais ce n’était pas des natures mortes. Ce n’était pas non plus des photos hyper graphiques comme le font certains. Je trouve ces photos intéressantes d’un point de vue graphique, mais tellement vides !. Certains s’extasient devant ce genre de photos, moi ça me laisse perplexe. Je veux garder ce côté brut de la rue. Je ne veux pas transformer ce que je vois en un truc arty.

 

 

Je suis allé fouiller dans des photos plus ou moins récentes un certain nombre de photos. J’en ai encore plein d’autres en sauvegarde, mais je n’avais pas vraiment envie d’aller en chercher d’autres dans mes archives. La plupart des photos ont été réalisées il y a 2 ans max. Je les ai regroupées dans un petit diaporama.

 

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