Shooting with a Street Mindset 2


Cette photo en ouverture de ce Blog illustre bien ce que je vais essayer de développer ici. John Harper, un très bon photographe et aussi ami en a parlé dans son dernier Blog. Je vous remets la photo à la suite de cette introduction car elle a été réalisée en format portrait et WordPress n’aime pas et tronque systématiquement la photo qui est mise en avant. Remarque il y a peut être moyen de l’avoir en entier, mais je ne maîtrise pas beaucoup WordPress…

 

Revenons donc à cette photo réalisée en mai 2018 à Porquerolles. J’avais demandé à John son avis là-dessus. Pour moi C’était un Street shot. Pour info c’est ma femme qui se découpe en silhouette. C’est l’appartement qu’on avait loué pour les quelques jours passés sur l’île de Porquerolles. Je revenais vers l’appartement après avoir déposé les poubelles dans les containers quand j’ai vu cette scène avec les palmiers qui se reflétaient sur la vitre. Le rideau, la lumière, les reflets : tout était présent pour une photo. Je suis vite entré récupérer mon Ricoh GRD4. Je le prend rarement avec moi quand je sors les poubelles … Remarque je devrais peut être ! Et c’est là que j’ai réalisé cette photo. Cette photo a définitivement été faite avec un état d’esprit Street. Mais est ce que ça en fait un Street Shot ?

 

 

Encore un exemple du propos que j’essaye de développer ici. Cette photo a été réalisée en 2017 en Ardèche pendant des vacances avec les enfants. C’est bien moi l’ombre sur la gauche et comme vous pouvez le voir je shoote très souvent avec l’appareil à hauteur de torse. Pour info c’est pour avoir une perspective plus basse que shooter à hauteur des yeux qui écrase. Ce n’est en aucun cas pour shooter sournoisement. Je pourrai me mettre accroupi, mais j’ai mal aux genoux …  L’ombre sur la droite n’est autre que Joachim, mon garçon. Cette photo n’est pas posée ni scénarisée. Cette fin de journée avec un soleil rasant allongeait les ombres et Joachim, mon grand garçon, s’amusait à courir dans les escaliers. C’est à ce moment que j’ai pris cette photo. Personnellement, je ne me pose pas de question sur cette photo. Pour moi elle occupe une place de choix dans mon portfolio Street Photos. Je pense que la raison pour laquelle je ne me pose pas de question est qu’on ne peut pas savoir qui est cette personne sur la droite. Maintenant vous le savez car je vous le dit. Mais quiconque voit cette photo ne peut pas savoir.

 

 

Sur cette autre photo, je me pose plus la question car elle a été réalisée chez nous (enfin notre ancien chez nous …) à Jouques et on distingue clairement Joachim et aussi une amie et sa fille sur la photo. J’aime beaucoup cette photo car elle possède tout ce que je recherche dans une photo prise sur le vif. Personne ne fait attention à moi et je capture un moment de cette journée. Je n’intégrerai pas cette photo dans mes Street Shots car je considère qu’il y a eu un acceptation tacite du photographe dans ce cas précis. Même si je n’interviens pas dans le déroulement de ce qui se passe, ma présence est acceptée car je documente des moments d’Elodie et de sa fille Anna … Mais ce qui est sûr, c’est que cette photo a été réalisée avec un état d’esprit Street. J’ai beaucoup de photos qui entrent dans cette catégorie. Je vous en mets quelques unes ci-dessous.

 

 

Toutes ces photos ont été faites avec une Street Mindset et vous pouvez le voir, personne ne fait attention à moi. Remarque, ils ont tellement l’habitude de me voir avec mon Ricoh, qu’au final ils ne prêtent plus attention à ce que je fais … Mais au final que ce soient des photos de parfaits étrangers capturées sur le vif ou des photos de ma famille capturées de la même façon, qu’est ce que ça change au final ? Depuis plusieurs années, la frontière entre ce que je fais dans la rue et ce que je fais en documentant ma vie s’est peu à peu effacée. Je n’arrive plus à faire des photos posées. Quand on me demande de faire des photos de groupe lors de repas de famille, je ne sais pas comment m’y prendre. J’ai l’impression que ce n’est pas naturel et je ne prends pas beaucoup de plaisir. Mes réglages ne sont pas optimaux. Ça ne rime à rien de faire des portraits à petite ouverture non ? D’ailleurs je suis rarement satisfait du résultat obtenu. Je préfère capturer des moments sur le vif. C’est ce que je fais avec ma femme et mes enfants. J’aime cette liberté d’opérer sans contraintes et de pouvoir cadrer comme je veux en brisant les codes habituels et de proposer ma vision de ce qui se passe autour de moi.

 

 

J’ai l’impression que cette histoire de label : Street, Life, Family … est importante quand on poste sur les réseaux sociaux car c’est important de catégoriser ce que l’on fait sur les réseaux sociaux. Ça m’importe peu, car au final on parle juste de photographie ! De toute manière je ne suis plus sur les réseaux sociaux …. Ce qui m’importe le plus, c’est que la photo soit le reflet d’un moment authentique et non pas une photo mise en scène. On voit trop de photos scénarisées avec le label Street Photography. Je photographie des moments vrais. Appelez ça, Street, Life, Family …

Toutes les photos ont été réalisées avec le Ricoh GRD4 et le GR.

 

 

 

 

Share Button

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 commentaires sur “Shooting with a Street Mindset

    • Jeff Chane-Mouye Auteur de l’article

      Ohlala, c’est sûrement le plus beau compliment qu’on ait pu me faire sur mes photos ! Je ne parle pas de chef-d’oeuvre, mais d’émotions. Tu le sais très bien, c’est ce qu’on essaye de provoquer chez les gens avec notre travail. Et ce travail en plus, est ce qu’il y a de plus personnel : ma femme et mes enfants.
      Je dois comprendre que 2021 te verra fouler mon petit caillou perdu dans l’Océan Indien ? 😉