Street Photography Tips : Layers. 2


(English version at the bottom of the page)

Foreword : I finished writing this Blog when I received in my mailbox the new Blog post of John Harper about the exact same subject. We didn’t coordinate ourselves to talk about that. Great coincidence. I urge you to to give a shout to his Blog here !

Certains vont dire que je prends le melon en me permettant de donner des conseils sur comment faire telle ou telle chose. Il  n’en est rien. J’ai eu l’idée de lancer cette nouvelle rubrique Street Photography Tips en lisant les derniers articles de John Harper qui se plaignait de ne pas parvenir à faire ces fameuses layers en Street Photography. En français, il s’agit de faire des photos avec différents plans. Ça fait trois ans que je fais de la Street Photography et pour tout vous dire, j’ai encore beaucoup à apprendre mais j’ai déjà parcouru pas mal de chemin depuis mes débuts. Je ne me considère plus comme un débutant, mais je suis encore loin de maîtriser le sujet. Le premier Blog de cette nouvelle rubrique est donc consacré aux layers. Ne prenez pas tout pour argent comptant tout ce que je dirais dans ce Blog. Je parle essentiellement de mon expérience et de ma façon de construire ce genre de photos.

 

 

Vous avez sûrement déjà entendu parler de la différence entre prendre une photo et faire une photo. Quand on fait des layers, on fait une photo.  On la construit car rien ou presque n’est laissé au hasard. On verra un peu plus loin que suivant la méthode qu’on utilise, le hasard aura quand même son importance … Pourquoi les photographes de rue essayent ils de réaliser ce type de photos ? Tout simplement parce que ces photos sont beaucoup plus intéressantes car elles offrent de la profondeur à l’image. Une photographie est une représentation en 2D du monde qui nous entoure. En jouant avec ces fameuses layers, on offre à la photo une 3ème dimension. Ce qui est important quand on se décide à faire des layers, c’est de savoir où porter son attention, sur quoi ou qui faire la mise au point. On parlera souvent ici essentiellement de 3 plans : le premier plan, le plan intermédiaire et bien sûr l’arrière plan. C’est pour cela que c’est compliqué à faire car on doit gérer 3 parties de l’image.

 

 

Bien évidemment, on fait souvent des layers au grand angle. Le 28mm est la focale idéale même si le 35mm est aussi utilisé. Au 50mm c’est plus compliqué de réaliser des layers. L’intérêt c’est d’avoir tous les plans nets pour une bonne lecture de la photo et plus la focale est longue, plus vous aurez du mal à gérer la profondeur de champ et les différents plans de seront pas tous net. Personnellement, je ne shoote qu’avec le 28mm. Vous devez aussi vous arranger pour avoir une ouverture qui vous permette d’avoir une bonne profondeur de champ. Suivant le capteur que vous avez le f ne sera pas le même. Sur mon Ricoh GRD IV (petit capteur 1/1,7″), f2.8 me suffit. Sur mon Ricoh GR (capteur APS-C) il me faut être à f8 et pour ceux qui sont en 24×36 avec une focale 28mm, il faut être à f11. C’est ma façon de procéder, mais on peut aussi faire des layers avec des ouvertures plus grandes pour obtenir volontairement le premier plan flou pour donner de la profondeur à l’image

 

  • 2 plans.

 

Quand on débute et ça a été le cas pour moi, gérer 3 plans relevait de l’impossible. C’est une peu comme jongler. Mieux vaut commencer par 2 balles que directement avec 3 ! Pour les layers, c’est pareil. Il faut commencer simplement avec uniquement un premier plan et un arrière plan. Vous allez me dire facile ! Il suffit de se concentrer sur le premier plan et ce qui sera derrière sera considéré comme l’arrière plan … Eh bien ce n’est pas aussi simple car dans ce cas là, vous ne construisez pas votre image, mais vous laissez une grande part au hasard.

 

 

Dans ce premier exemple, j’ai été attiré par ces jeunes filles avec leur t-shirts jaunes devant la cathédrale d’Aix-en-Provence. L’une d’elle était montée sur un plot en béton et m’offrait une jolie situation à capturer. J’ai commencé à faire des photos mais je les trouvais vides car il manquait de la profondeur à mes images. Ces filles étaient relativement statiques, ce qui me permettait de me concentrer sur ce qui se passait derrière elles. Il y avait du passage, mais il fallait attendre que certains éléments se mettent en place pour avoir une photo intéressante. Il y avait un groupe de personnes statique sur la gauche mais sans grand intérêt dans l’arrière plan, puis j’ai vu un monsieur qui sortait de la cathédrale et un autre avec une poussette. En une fraction de seconde, tous les éléments se sont alignés. La fille avec la gestuelle, l’homme qui sortait de l’église et l’homme à la poussette. C’est le moment que j’ai choisi pour déclencher.

 

Juste pour info, le Ricoh GRD IV a un buffer de m**** ! Je dois attendre 2 secondes entre deux déclenchements. Je n’avais pas droit à l’erreur. Croyez le ou pas, les deux hommes en arrière plan sont exactement là où je voulais qu’ils soient pour qu’ils se détachent bien sur les murs de la cathédrale.

 

 

Dans ce deuxième exemple, j’étais avec Elizabeth Char dans Aix-en-Provence et j’ai été attiré par ce petit garçon habillé en spider-man avec ses sœurs et ses parents. La petite famille a été mon point d’ancrage. Là aussi, ils étaient statiques et me permettaient de regarder autour de moi pour savoir comment je pouvais intégrer un premier plan à cette composition. Assez rapidement, j’ai vu cette fille avec sa veste en cuir rouge qui tenait son portable. J’ai attendu que les gens passant au premier plan encadrent mon sujet principal qui était la petite famille. C’est une question de timing.

 

 

C’est sûrement la technique la plus simple à mettre en place. Se concentrer sur  l’arrière plan et attendre qu’un premier plan  entre dans le cadre. Mais là aussi, il faut s’assurer que le premier plan soit intéressant.

 

 

Sur cette dernière photo , j’ai procédé comme sur le premier exemple. En me focalisant d’abord sur le premier plan. J’ai utilisé les personnes qui attendaient à l’arrêt de bus qui formaient un cadre naturel pour ce que je voulais faire. L’action se passe surtout en arrière plan car le premier plan est plutôt statique. On distingue le regard de l’homme qui observe quelque chose à droite et le monsieur ou la dame sur la droite avec son bouquet de fleur offre un premier plan coloré. Les deux personnages en arrière plan donnent de la profondeur à l’image et on se rend bien compte que ce sont eux les éléments importants de l’image.

 

Je fais beaucoup ce genre de photos car au final je les trouve assez simples à réaliser. Je ne dirais pas qu’elles sont faciles, mais avec de la pratique, ça vient assez naturellement. En tout cas c’est le cas pour moi. Nous allons voir que c’est beaucoup plus compliqué de rajouter un 3ème plan…

 

  • 3 plans.

 

Bien évidemment, c’est plus compliqué d’ajouter un troisième plan car on complexifie la composition. Il y a plusieurs techniques. L’une d’entre elle consiste à être très près des gens en profitant de la proximité avec les sujets photographiés pour superposer les plans. Ça fonctionne relativement bien au grand angle. Un bon moyen de s’entraîner avec ce genre de technique, c’est d’aller dans les manifestations ou dans les endroits très denses comme des endroits touristiques. Vous pouvez tout aussi bien le faire dans des ruelles étroites. C’est ce que je fais moi. Je repère des endroits passants et assez étroits pour essayer de construire une image à 3 plans. Ça fonctionne très bien avec des situations statiques.

 

 

Dans l’exemple ci-dessus, je me trouvais dans une ruelle étroite d’Aix-en-Provence quand j’ai vu ce groupe de touristes chinois. Je me suis collé au groupe pour faire des photos et avoir directement un premier plan percutant que j’ai collé sur le côté droit de ma composition. Du fait de mon extrême proximité avec les personnes, les différents plans étaient évidents. Ici, on ne peut pas parler d’arrière plan, mais on a bien plusieurs plans différents. Cette photo est complexe et c’est ce qui pour moi la rend intéressante.

 

 

Dans ce deuxième exemple, le résultat était plus hasardeux car les personnes étaient en mouvement. Cette technique marche relativement bien mais a un gros défaut. Les photos sont percutantes mais au final assez peu intéressantes d’une manière générale car assez aléatoires. En opérant comme ça, il faut être très réactif car ça se passe très vite. C’est assez simple à comprendre pourquoi. Plus vous êtes près de vos sujets, plus les choses se passent vite. Quand j’opère de la sorte, je me mets face au flux de personnes qui passent devant moi et j’essaye de repérer une gestuelle ou un personnage intéressant. Ici c’était l’homme à la cigarette.

 

 

Vu qu’il occupe la moitié du cadre et que je suis au grand angle, je vous laisse imaginer à quelle distance je me trouvais de lui … J’ai utilisé le mode snap de mon Ricoh GRD IV calé à 1,5 m mais j’aurais du utiliser une distance inférieure car mon premier plan est flou. Au final ce n’est pas bien gênant car le regard que me lance le troisième homme en arrière plan est plus important. Le gros problème quand on fait des layers de cette façon, c’est qu’on a forcément des personnages qui se superposent et qui nuisent à la bonne lecture de la photo. C’est le cas ici avec la cigarette qui se superpose sur le visage de l’homme présent sur le plan intermédiaire. C’est pour cela que ce n’est pas ma méthode préférée pour obtenir de belles photos avec des layers.

 

 

Depuis quelques temps j’essaye d’aérer mes photos et de faire quelques pas en arrière pour mieux capturer les scènes au lieu de faire des close-up. Etre moins près des gens vous permet d’avoir un peu plus de temps pour la composition et bien faire attention à ce qu’il n’y ait pas de personnes qui se superposent. J’insiste beaucoup sur cet élément car une photo peut être ruinée avec ce genre de défaut …

 

 

 

Sur cet exemple, je traînais sur la Place de la Mairie d’Aix-en-Provence ce samedi matin. Pendant tout l’été, c’est un ballet incessant de mariages qui ont lieu les samedis. C’est un peu tôt compte tenu de la saison, mais j’ai repéré certaines personnes qui vraisemblablement allaient à un mariage. J’ai vu cette jolie petite fille avec son collier de fleurs sur la tête portant une rose rouge. C’était elle le point d’ancrage de ma photo. Il y avait pas mal de monde autour et il fallait faire très attention à la composition pour que la photo soit lisible. J’ai juste décidé d’inclure un premier plan sur la gauche et je me suis concentré sur la petite fille et sa mamie (?) qui la présentait à d’autres personnes dont la dame du premier plan. Une fois ces éléments verrouillés, j’ai juste attendu que l’arrière plan soit lisible. Notez que tous les personnages ne se superposent pas excepté le petit garçon. C’est un défaut, mais c’est ça aussi la Street Photography. Des photos imparfaites.

 

 

Sur cet autre exemple, je suis toujours sur la place de la mairie et cette fois, ma mise au point est faite sur l’arrière plan. Je trouve bien plus compliqué d’opérer comme ça car mon point d’ancrage est l’homme assis et mes premiers plans sont en mouvement.

 

 

J’avais repéré cette similitude entre le caddie de la dame et la poussette de la maman. Je voulais intégrer ces deux éléments dans deux plans différents. J’ai volontairement coupé la poussette en incluant la main de la dame pour m’en servir comme d’un premier plan. Là aussi il fallait être assez attentif car en une fraction de seconde, mon arrière plan aurait pu être ruiné par une personne qui se serait superposée avec lui. Comme je le disais, cette méthode est plus complexe et difficile à mettre en place car le plan statique est l’arrière plan. Dans le cas d’une photo avec uniquement 2 plans, ce serait simple, mais avec trois plans, c’est bien plus compliqué !

 

 

Ces techniques demandent pas mal d’entraînement avant que ça devienne naturel. Je vous rassure tout de suite, il y a beaucoup de déchet et très peu de photos réussites, mais je trouve très intéressant comme démarche car la Street Photography, ce n’est pas uniquement du rush dans la foule et prendre des photos. On photographie aussi beaucoup avec sa tête. Je vous ai détaillé tout le process qui se passe dans ma tête. Une fois les automatismes acquis, tout se fait inconsciemment. Vous ne pensez plus à tout ça, comme je l’ai dit, ça devient naturel.

Très souvent, la couleur se prête mieux aux layers car elle permet de mieux séparer les différents plans. C’est beaucoup plus compliqué de le faire en N&B, mais on y arrive aussi ! Vous avez dans ce Blog quelques exemples de compositions en layers en N&B.

 

 

 

 

 

J’en ai terminé avec ce premier article consacré à certaines techniques souvent utilisées dans la rue. Je ne prétends pas vous apprendre à faire des photos dans la rue. Je partage juste certaines infos que je pense seront utiles pour ceux qui veulent s’essayer aux layers. C’est ma façon de procéder. Je ne l’ai apprise nulle part. Tout vient de l’expérience que j’ai acquise ces dernières années en traînant dans les rues d’Aix-en-Provence.

Toutes les photos ont été réalisées avec le Ricoh GRD IV et le GR.

 

 

 

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Street Photography Tips :

Layers.

 

 

 

 

 

Foreword : I finished writing this Blog when I received in my mailbox the new Blog post of John Harper about the exact same subject. We didn’t coordinate ourselves to talk about that. Great coincidence. I urge you to to give a shout to his Blog here !

 

Some people will say that I become big-headed by giving advices on how to do this and that. It is not so. I had the idea to launch this new section called Street Photography Tips by reading the last articles of John Harper who complained of not being able to make these famous layers in Street Photography. In French, it’s about taking pictures with different planes. It’s been three years that I do Street Photography and to be honest, I still have a lot to learn but I have already come a long way since my debut. I no longer consider myself a beginner, but I am still far from mastering the subject. The first blog of this new section is devoted to layers. Do not take everything for granted all I would say in this Blog. I’m basically talking about my experience and my way of making this kind of pictures.

 

 

You’ve probably heard about the difference between taking a picture and making a picture. When we make layers, we make a picture. We make it because nothing or almost nothing is left to chance. We will see a little further that according to the method we use, the chance will still be important … Why do street photographers try to make this type of photos ? Simply because these photos are much more interesting because they offer depth to the image. A photograph is a 2D representation of the world around us. Playing with these famous layers, we offer the photo a 3rd dimension. What is important when you decide to make layers is to know where to focus, on what or who to focus. We will often speak here mainly about 3 plans : the foreground, the middle ground and of course the background. That’s why it’s complicated to do because we have to manage 3 parts of the image.

 

 

Of course, we often make layers with a wide angle. The 28mm is the ideal focal length even if the 35mm is also used. At 50mm it’s more complicated to make layers. The interest is to have all the plans in focus for a good reading of the photo and the longer the focal length, the more difficult you will manage the depth of field and the different planes will not be all sharp. Personally, I only shoot with the 28mm. You must also arrange to have an f number that allows you to have a good depth of field. Depending on which sensor you have the f will not be the same. On my Ricoh GRD IV (small sensor 1 / 1.7 « ), f2.8 is enough for me. On my Ricoh GR (APS-C sensor) I need to be at f8 and for those who are in 24×36 with a 28mm focal length, you have to be at f11. This is my way of proceeding, but we can also make layers with larger apertures to voluntarily obtain the foreground blur to give depth to the image.

 

  • 2 layers.

 

When we started and it was the case for me, managing 3 layers was impossible. It’s a bit like juggling. Better to start with 2 balls than directly with 3 ! For layers, it’s the same. You just have to start with only a foreground and a background. You will tell me easy ! Just focus on the foreground and what will be behind will be considered the background … Well it’s not so simple because in this case, you do not make your image, but you leave a large part randomly.

 

 

In this first example, I was attracted by these young girls with their yellow t-shirts in front of Aix-en-Provence cathedral. One of them was on the top of a concrete pad and offered me a nice situation to capture. I started to take pictures but I found them empty because it lacked depth to my images. These girls were relatively static, which allowed me to focus on what was happening behind them. There was passage, but it was necessary to wait for certain elements are put in place to have an interesting photo. There was a static group of people on the left but with little interest in the background, then I saw a gentleman coming out of the cathedral and another with a stroller. In a split second, all the elements are aligned. The girl with the gesture, the man coming out of the church and the man with the stroller. This is the moment I chose to click the shutter.

 

 

Just for info, the Ricoh GRD IV has a s***** buffer ! I have to wait 2 seconds between two shots. I only had one chance. Believe it or not, the two men in the background are exactly where I wanted them to be so they stand out well on the walls of the cathedral.

 

 

In this second example, I was with Elizabeth Char in Aix-en-Provence and I was attracted to this little boy dressed in spider-man with his sisters and his parents. The little family was my anchor subject. There too, they were static and allowed me to look around to see how I could integrate a foreground to this composition. Pretty soon, I saw this girl with her red leather jacket holding her mobile phone. I waited for people passing in the foreground to frame my main subject, which was the little family. It’s a question of timing.

 

 

This is surely the simplest technique to put in place. Focus on the background and wait until a foreground comes into the picture. But here too, we must make sure that the first plane is interesting.

 

 

On this last picture, I proceeded as on the first example. By focusing first on the foreground. I used the people waiting at the bus stop which formed a natural frame for what I wanted to do. The action is mostly in the background because the foreground is rather static. We distinguish the look of the man who observes something on the right and the gentleman or the lady on the right with his bouquet of flowers offers a colored foreground. The two characters in the background give depth to the image and we realize that they are the important elements of the image.

 

 

I do a lot of this kind of photos because in the end I find them quite simple to achieve. I would not say they are easy, but with practice, it comes naturally enough. In any case it is the case for me. We will see that it is much more complicated to add a 3rd plan …

 

  • 3 layers.

 

Of course, it is more complicated to add a third layer because it makes the composition more complex. There are several techniques. One of them is to be very close to people, taking advantage of the proximity of the photographed subjects to superimpose the planes. It works relatively well at the wide angle. A good way to train with this kind of technique is to go to events or in very dense places like tourist places. You can just as well do it in narrow lanes. That’s what I do. I spot busy places and narrow enough to try to build a 3 layers image. It works very well with static situations.

 

 

In the example above, I was in a narrow alley of Aix-en-Provence when I saw this group of Chinese tourists. I stuck to the group to take photos and directly have a first strong foreground that I stuck on the right side of my composition. Because of my extreme closeness to people, the different planes were obvious. Here, we can not talk about the background, but we have many different planes. This photo is complex and that’s what makes me interesting.

 

 

In this second example, the result was more hazardous because the people were moving. This technique works relatively well but has a big defect. The photos are striking but ultimately quite uninteresting in general because they are quite random. By operating like this, you have to be very responsive because it happens very quickly. It’s pretty simple to understand why. The closer you are to your subjects, the faster things happen. When I do so, I face the flow of people passing in front of me and I try to locate an interesting gesture or character. Here it was the man with the cigarette.

 

 

Since it occupies half of the frame and I’m at the wide angle, I let you imagine how far I was from him … I used the snap mode of my Ricoh GRD IV stuck at 1.5 m but I should have used a lower distance because my foreground is fuzzy. In the end it is not very embarrassing because the look that throws me the third man in the background is more important. The big problem when we make layers this way is that we necessarily have overlapped characters that interfere with the good reading of the photo. This is the case here with the cigarette that is superimposed on the face of the man present on the intermediate plane. That’s why it’s not my favorite method to get beautiful pictures with layers.

 

 

For some time I have been trying to air my photos and take a few steps back to better capture the scenes instead of doing close-ups. Being less close to people allows you to have a little more time for the composition and pay attention to the fact that there are no overlapping people. I insist a lot on this element because a photo can be ruined with this kind of defect …

 

 

In this example, I was hanging out at the Place de la Mairie in Aix-en-Provence this Saturday morning. Throughout the summer, it is an incessant ballet of weddings that take place on Saturdays. It’s a bit early considering the season, but I spotted some people who were likely going to a wedding. I saw this pretty little girl with her flower necklace on her head wearing a red rose. It was the anchor of my photo. There were a lot of people around and you had to be very careful with the composition so that the picture was readable. I just decided to include a foreground on the left and focused on the little girl and her grandma (?) Who introduced her to other people, including the lady in the foreground. Once locked, I just waited for the background to be readable. Note that not all characters are superimposed except the little boy. It’s a flaw, but that’s Street Photography too. Imperfect photos.

 

 

On this other example, I’m still in the town hall square and this time, my focus is on the background. I find it much more complicated to operate like this because my anchor is the seated man and my first planes are moving.

 

 

I noticed this similarity between the lady’s shopping cart and the mother’s stroller. I wanted to integrate these two elements into two different planes. I deliberately cut the stroller, including the lady’s hand, to use it as a foreground. There too it was necessary to be attentive enough because in a split second, my background could have been ruined by a person who would be overlapped with him. As I said, this method is more complex and difficult to set up because the static plane is the background. In the case of a photo with only 2 layers, it would be simpler, but with three planes, it’s much more complicated !

 

 

These techniques require a lot of training before it becomes natural. I reassure you right away, there is a lot of waste and very few successful photos, but I find it very interesting approach because Street Photography is not just rush in the crowd and take pictures. We also photograph a lot with ones head. I have detailed all the process that goes on in my mind. Once the automatisms acquired, everything is done unconsciously. You do not think about it anymore, as I said, it becomes natural.

Very often, the color lends itself better to the layers because it makes it possible to better separate the different planes. It’s much more complicated to do it in B&W, but we get there too ! You have in this Blog some examples of compositions in layers in B&W.

 

 

I’m done with this first article about some techniques often used in the street. I do not pretend to teach you to take pictures in the street. I just share some information that I think will be useful for those who want to try layers. This is my way of proceeding. I did not learn it anywhere. Everything comes from the experience I gained in recent years by hanging out in the streets of Aix-en-Provence.

All the photographs were made with the Ricoh GRD IV and the GR.

 

 

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John Harper
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Thanks for the mention Jeff. Yours is a much more instructive blogpost, and actually has some successful examples, whilst mine just shows the utter bloody frustration of it all that I experience! It does become intuitive though, just like any composition tool, just like ‘thirds’, eventually if you want ‘thirds’ you automatically see them in the frame and click, more often than not without any need to crop the photo in post. more importantly there’s the challenge and that adds interest for the photographer and hopefully the resulting image. Excellent post and photos. Invaluable for anyone starting out with Street… Lire la suite »

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[…] un précédent Blog de techniques permettant de faire des compositions bien plus compliquées comme les layers. Ici, rien de tout ça. La simplicité est ce qui rend pour moi cette photo intéressante.  Je […]