Plus de 99% de mes photos mettent en scène des personnes. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, j’ai découvert la Street Photography comme ça. J’avais cette idée que ce qui était important, c’était les gens. Tout le reste n’était que du décors. J’ai souvent insisté sur le fait que je ne ressentais aucune sorte de routine à toujours arpenter les mêmes rues indéfiniment car au final ce sont les gens qui m’intéressaient et même si les décors étaient les mêmes, les interactions, les gestuelles et les gens étaient différents. Le reste m’importait pas ou peu.
Il est 07h30 et j’ai déjà déposé les enfants à l’école. ca peut paraitre tôt, mais ici sous les tropiques, le soleil se lève plus tôt et la ville est déjà debout depuis longtemps. D’ailleurs l’école commence plus tôt ici. Quand je descends les enfants en voiture, il y a déjà de nombreux jeunes qui attendent aux arrêts de bus. J’ai RDV chez le doc à 9h00 et j’ai donc un peu de temps à tuer avant d’y aller. J’étais déjà allé faire des photos dans Saint-Denis en sortant d’une vacation de nuit à 7h00, mais ça fait un moment que je n’étais pas allé traîner dans les rues aussi tôt. Ce matin là, je n’ai pas beaucoup de temps devant moi. Tout juste une petite heure, mais c’est largement suffisant. Continuer la lecture de Morning light→
On était chez mes parents pour déjeuner et bien sûr les enfants étaient en train de se lobotomiser devant leurs petits écrans. On a sonné la fin de la récré en leur demandant d’arrêter un peu pour aller s’aérer la tête dans le grand jardin de mes parents. C’est compliqué car cette génération a grandi avec les smartphones, les tablettes, les écrans … Certains parents interdisent carrément les écrans à leurs enfants. Je ne crois pas vraiment que ce soit la solution. On essaye de contrôler leur consommation en limitant leur temps d’écran. Mais ce jour là, on avait fait une entorse en les autorisant à amener leurs tablettes et téléphones. Ce qui est rassurant, c’est qu’ils peuvent encore passer plus de temps à jouer dehors dans le jardin, à faire de la trottinette devant la maison ou encore à passer des heures dans la piscine. Ce n’est pas encore désespéré … Continuer la lecture de Messing around with water→
Les photographes de rue savent qu’il y énormément de choses qu’on ne maîtrise pas dans la rue. La lumière, les éléments indésirables, les imprévus… C’est ce qui rend les choses si intéressantes. En tout cas de mon point de vue. Ça demande beaucoup d’anticipation, d’observation. Observer une scène pour savoir comment on va pouvoir composer pour la rendre intéressante. Continuer la lecture de Work with constraints→
Il y a quelques mois de ça, j’avais récupéré des fichiers perdus lors d’un crash de disque dur. Parmi toutes les photos perdues à l’époque, pratiquement 6 mois de photos dont celles de mon séjour à Liverpool. A l’époque je commençais tout juste la Street Photography et j’utilisais encore le Fuji XE2 dans la rue. Mon style était assez différent d’aujourd’hui. Ce qui a beaucoup changé depuis 4 ans, c’est ma manière de retoucher les photos. Que ce soit en couleur ou en Noir & Blanc, j’utilise des retouches beaucoup moins agressives et surtout, je ne recadre plus mes photos. Continuer la lecture de Liverpool 2016 Remux→
Depuis hier soir, l’Île de la Réunion est soumise à un couvre feu de 18h00 à 05h00. La nouvelle est tombée en milieu de semaine pour essayer d’enrayer la propagation du virus et surtout du variant sud-africain qui représente plus de 50% des nouvelles contaminations. C’était presque inévitable et on s’attendait à ce que cette décision tombe tôt ou tard. Je ne comprends juste pas cette décision d’imposer le couvre feu à partir de 18h00 … 19h00 ou 20h00 aurait plus de sens. Les gens sortant presque tous du boulot à 17h00 voire 17h30, les grandes villes se sont trouvées paralysées par des embouteillages monstres avec tout le monde se précipitant pour rentrer chez eux pour y être avant 18h00. Quoi qu’il en soit, nous voilà logés à la même enseigne que la Métropole, sauf que nous ne sommes pas (encore) confinés les week-end. Nous pouvons encore aller en salle de sport, au cinéma, dans les bars ou aux restaurants. Ce qui n’est pas rien !
Ca nous semble normal vu d’ici et on ne réalise pas la chance qu’on a de pouvoir avoir autant de libertés. En Métropole ça fait de longs mois qu’ils ont été privés de tout ! Ils vont au boulot, y restent toute la journée, rentrent chez eux pour 18h00, dînent et vont au lit avant de remettre ça les jours suivants. Ceux qui vivent en dehors des villes avec un bout de jardin s’en sortent mieux que ceux qui vivent entre 4 murs dans un immeuble. Tout ça pour vous dire que j’ai l’impression d’être très chanceux dans cette période trouble que nous traversons. On vit à 20 mins de Saint-Denis sur une montagne. D’ailleurs le coin s’appelle La Montagne. Nous avons un jardin de taille raisonnable avec la forêt devant nous. C’est très calme et les piaillements des oiseaux rythment nos journées. Au delà de ça, on continue de vivre normalement mis à part ce nouveau couvre feu qui nous oblige à rentrer chez nous avant 18h00. De toute manière, on ne sort jamais les soirs. Notre vie est rythmée par l’école et les enfants et donc pas de sorties durant la semaine. Les week-end sont différents mais on privilégie toujours les sorties en journée. Alors ce couvre feu ne changera pas grand chose pour nous …
Je me sens très chanceux aussi car contrairement à de nombreux amis photographes, je peux encore arpenter les rues de Saint-Denis pour faire des photos. J’ai déjà la possibilité de le faire, mais les rues ne sont pas désertes comme dans pas mal d’endroit. Il y a toujours autant de monde et je suspecte même qu’il y en ait plus car un certain nombre de galeries commerciales trop grandes ont du fermer. C’est d’ailleurs dans les rues de Saint-Denis que j’ai passé ce vendredi 5 mars. Je vous avais déjà fait part d’une certaine lassitude de parcourir toujours les mêmes endroits de la ville. Cette journée m’aura montré que tout se passe dans la tête. Quand l’état d’esprit n’est pas bon, l’herbe nous paraîtra toujours plus verte ailleurs. Je vous renvoie au Blog que j’ai publié récemment où Olivier DUONG explique très bien tout ça.
Ce vendredi j’avais terminé de travailler en fin de matinée et j’avais décidé de rester faire des photos jusqu’à la sortie des écoles pour récupérer les enfants. En gros j’avais presque 4 heures à tuer dans les rues de Saint-Denis. Je ne vous ai encore jamais parlé du climat à la Réunion. Au travers des photos, vous devez vous douter qu’il y fait chaud. C’est une île tropicale. Rien d’anormal. En fait en été, c’est à dire depuis novembre dernier (jusqu’à avril/mai), il fait très (très) chaud ! Il faut être sacrément motivé pour marcher sous un soleil de plomb. On dit souvent que le photographe de rue doit porter des vêtements sombres pour passer inaperçu dans la foule et porter de bonnes chaussures pour marcher. Bon déjà, il n’y a pas de foule ici à Saint-Denis et ensuite, la plupart du temps je suis en bermuda, t-shirt et en tong. Remarque je fais local et au final c’est le plus important pour se fondre dans la masse.
Hier j’avais néanmoins mis mes chaussures car j’étais au boulot le matin et ça présentait mieux. Bermuda, t-shirt et chaussures … J’ai bien fait car mon podomètre affichait en fin de journée 9,66 kms !!! Oui, oui, j’ai marché tout ça en plein cagnard ! J’ai du boire plus de deux litres d’eau dans l’après-midi pour me réhydrater ! On l’oublie un peu, mais faire de la Street Photography, c’est du sport ! J’avais décidé d’aller faire un tour au marché forain. Attention on l’appelle marché forain, mais il s’agit du marché aux légumes. Pas d’attractions ou de manèges ici. Je connais bien cet endroit car mes parents y vont tous les vendredis matins et je les accompagnais quand j’étais minot. C’est un lieu haut en couleur. Ca tombe bien, je devais acheter des oignons. Devant les étals, les fruits me faisaient envie, mais je ne pouvais pas les acheter car je ne rentrais pas directement chez moi. Ce sera pour une prochaine fois … Je suis ensuite aller traîner dans le quartier de Vauban juste à côté. Là aussi, cet endroit m’est très familier car je suis allé à l’école primaire du coin pendant 5 ans. J’aime beaucoup ce quartier qui est très populaire. Il a beaucoup changé depuis les années 80. De nouvelles ethnies se sont installées lui donnant une couleur plus africaine.
Je ne m’attarde pas et je me rends au centre ville car je profite aussi pour aller déjeuner avec Gwen qui travaille à deux pas de la rue Maréchal Leclerc, LA rue fréquentée de Saint-Denis. C’est une rue piétonne pas très bien mise en valeur, mais qui draine quand même pas mal de monde. Je préfère la partie basse de la rue qui m’amène au petit marché couvert. Ce coin est plus coloré et offre de belles opportunités de photos. Mais il faut néanmoins rester discret car c’est un coin plus populaire et les gens ont vite fait de mal interpréter vos intentions. Faire des photos est suspect et comme il y a aussi des petits trafics ou des petits vendeurs de rue, on a vite fait de vous assimiler à des policiers qui viendraient sournoisement espionner ce qui se fait ici. Bref je prends mille précautions pour rester discret.
15h30 sonne le glas. Il est temps de remonter pour récupérer les enfants à l’école. Mon podomètre affiche le chiffre de 9,66 kms ! Ca fait beaucoup et je suis lessivé. Je n’ai qu’une envie, rentrer à la maison et me mettre au frais. Ce fut un bon vendredi. Quand l’état d’esprit est bon, tout va bien. J’ai fait plein de photos différentes, j’ai vu des scènes intéressantes. Ces moments sont rares. La plupart du temps, c’est la frustration qui prend le dessus. Tous les jours ne seront pas comme ça, il faut savoir profiter de ces moments. Je vous mets en diaporama les photos réalisées ce vendredi 5 mars 2021.
Toutes les photos ont été réalisées avec le Ricoh GRD4.
Je vous avais déjà dit que la situation sanitaire à l’île de la Réunion se dégradait lentement avec les premiers cas de variant sud-africain. Eh bien, les chiffres ne sont pas bons et on a droit au couvre feu à 22h. Qu’est ce que ça change ? Pas grand chose je dois dire. C’est censé éviter les fêtes ou repas de famille en soirée. Plus de restaurants et bars après le couvre feu aussi. Sinon pas plus de restrictions. Ça ressemble à une mesure tiédasse pour ménager l’économie de l’île qui est déjà bien malmenée par la crise Covid. 3 grandes galeries commerciales ont été aussi fermées pour éviter les endroits trop fréquentés. Pas grave, les gens se reportent ailleurs pour faire les magasins. Pas sûr que ce soit réellement efficace… Bref rien ne change vraiment sur l’île, mis à part le nombre de covidés qui augmente. Continuer la lecture de Behind this shot : red lips & white arrow→
Si vous aimez la photographie de rue, vous connaissez sûrement Inspired Eye. Il y a quelques années, j’ai interviewé Olivier DUONG, l’un des co-fondateurs (avec Don SPRINGER). L’idée n’était pas de refaire une autre interview comme je l’ai déjà fait, mais juste de poser quelques questions à Olivier. Je n’ai jamais rencontré Olivier en personne, mais je suis presque sûr que c’est un homme très bavard avec beaucoup d’histoires et d’anecdotes. J’espère qu’un jour on pourra refaire le monde autour d’une bière ici ou ailleurs.
Cachez ce sein que je ne saurais voir : – Par de pareils objets les âmes sont blessées, -Et cela fait venir de coupables pensées.
Molière
Un rapide coup de gueule contre YouTube. Hier soir j’ai posté un diaporama de mes photos faites en janvier. Ce matin, j’ai eu la désagréable surprise de recevoir un mail de YouTube m’indiquant que la vignette de ma vidéo a été censurée car elle violait les règles de YouTube sur la nudité et le sexe … Je vous mets le texte du mail dessous. Continuer la lecture de Cachez ce sein …→
Ca va bientôt faire 5 ans que ce Blog existe. Ça correspond aussi à ma pratique de la Street Photography. Il me semble que Michael Ernest Sweet avait écrit que c’était au bout de sept ans qu’on maitrisait son sujet. Je ne suis pas sûr que ce soit vrai … N’allez pas croire que je n’ai plus rien à apprendre à ce jour, mais je pense qu’une vie entière ne me suffiraitpas pour dire que je maîtrise ce que je fais. Quand j’y pense quand même, j’ai parcouru du chemin depuis que j’ai posté mes premières photos sur la plateforme 500px. Je me rappelle comme c’était hier et je peux affirmer que c’était de la merde. Des photos en Noir & Blanc hyper contrastées sans réel intérêt. Je ne vais pas vous montrer d’exemples mais vous pouvez me croire sur parole. Continuer la lecture de Aller à contre courant …→